STOP à l’épuisement professionnel !

Le burn-out qu’est-ce que c’est ? 

Des conditions de travail de plus en plus difficiles, des rappels sur repos incessants, des familles agressives, … voici autant de causes de difficultés au travail.  Quand vous êtes à bout n’hésitez pas à en parler. 

Voici quelques extraits d’articles sur le burn-out. 

Salariés en situation de burn-out, quels sont les recours ?

Par Marie-Laure ARBEZ-NICOLAS , Avocat – Modifié le 19-09-2016

Le burn-out peut être caractérisé comme « un état d’épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel » (Schaufeli et Greenglass 2001).

Il peut être considéré comme une pathologie psychique.

Le burn-out se traduit généralement par une fatigue chronique, un épuisement physique et émotionnel, la sensation que tout est insurmontable, une diminution de l’estime de soi, des sentiments de désespoir, d’inutilité et de résignation. Le salarié perd progressivement le sens de son travail.

Le burn-out peut difficilement être reconnu comme accident du travail, lequel doit selon la Cour de Cassation résulter d’une « action violente et soudaine d’une cause extérieure ».

  • La possible reconnaissance du Burn-out comme maladie professionnelle

Les pathologies psychiques peuvent être reconnues comme maladies d’origine professionnelle.

Toutes les pathologies psychiques sont susceptibles d’être concernées.

Il peut s’agir du syndrome d’épuisement professionnel communément appelé « Burn-out », mais également des maladies liées à un état de stress excessif (états de dépression, syndrome de fatigue chronique, troubles anxieux, états de stress post traumatique, etc.).

Si le stress n’est pas en soi une maladie, une exposition au stress peut être à l’origine de problèmes de santé et provoquer des maladies psychiques.

Ces pathologies ne sont pas désignées dans un tableau de maladies professionnelles.  Concrètement, cela signifie que ces pathologies psychiques ne bénéficient pas à l’heure actuelle, d’une présomption d’imputabilité au travail.

En d’autres termes, le Burn-out n’étant à ce jour pas inscrit aux tableaux des maladies professionnelles de la Sécurité sociale, il n’y-a pas de présomption d’origine professionnelle de cette maladie.

Cependant, ces pathologies dites « hors tableau » peuvent être reconnues via le système complémentaire de reconnaissance des maladies professionnelles (Article L. 461-1 CSS).

Cette procédure suppose d’établir :

  • Que la pathologie est essentiellement et directement causée par le travail habituel de la victime
  • Qu’elle entraîne le décès de celle-ci ou une incapacité permanente d’un taux au moins égal à 25%

C’est la CPAM qui reconnaît la maladie professionnelle après avis motivé du Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP). Il est à noter que l’avis du CRRMP s’impose à la CPAM.

Le Décret du 1er juin 2016 a adapté la phase d’instruction, afin de faciliter la reconnaissance du caractère professionnel de ces maladies, en prévoyant l’intégration d’un spécialiste au CRRMP (un Professeur des universités-praticien hospitalier ou un praticien hospitalier spécialisé en psychiatrie). (Article D. 461-27 du CSS).

De plus, chaque fois qu’il l’estime nécessaire, le médecin-conseil de la CPAM ou le CRRMP doit faire appel à l’avis d’un médecin spécialiste ou compétent en psychiatrie.

Si la maladie professionnelle est reconnue, les frais de santé sont couverts à 100% sur la base des tarifs de la sécurité sociale. En outre, le salarié pourra notamment percevoir des indemnités journalières versées par la CPAM durant les arrêts de travail, une rente en cas d’incapacité permanente.

  • L’engagement possible de la responsabilité de l’employeur

 Le salarié victime d’un burn-out peut, indépendamment de la reconnaissance de celui-ci en tant que maladie professionnelle, rechercher la responsabilité de son employeur sur deux fondements :

  • En cas de harcèlement moral

Le burn-out peut être la conséquence d’un harcèlement moral.

L’article L.1152-1 du Code du travail dispose que : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel »

  • En cas de manquement de l’employeur à son obligation de sécurité 

L’employeur est tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des salariés (L. 4121-1 du Code du travail). A cet égard, il est tenu d’une obligation dite de résultat.

 

 

Retrouvez la totalité de cet article sur  http://www.juritravail.com/Actualite/burn-out-epuisement-professionnel/Id/252351

Reconnaissance de la maladie professionnelle

Il est déjà possible de faire reconnaître le caractère professionnel d’une maladie comme le « burnout » ou toute autre forme d’épuisement professionnel, même si la démarche est plus difficile.

Néanmoins, les informations diffusées dans la presse, suite au récent débat à l’Assemblée Nationale, ont fait l’objet de nombreuses demandes et questions.

Nous vous présentons ici un point sur l’état d’avancement des travaux législatifs et ce qui change :
– la possibilité de reconnaître le caractère professionnel d’une maladie psychique est désormais inscrite dans la loi N°2015-994 qui a été promulguée le 17 août 2015,

– mais les textes ne sont pas figés puisqu’ils sont assujettis à un rapport que le gouvernement devra remettre au Sénat (amendement n°335),

plus récemment, le décret du 7 juin 2016 a pour ambition de mettre en place des mesures afin de renforcer l’expertise médicale facilitant ainsi la reconnaissance des pathologies psychiques (même si nous estimons que le « burnout« , à la base, n’est pas une maladie psychique).
Le « burnout », les autres formes d’épuisement professionnel et les maladies psychiques d’origine professionnel ne sont toujours pas inscrits aux tableaux des maladies professionnelles,

Les notes relatives aux divers amendements rappellent l’intention de renforcer la prévention des risques psycho-sociaux, comme il était déjà question dans le seul texte de loi a été déposé en juillet 2014 au Sénat,

Nous regrettons que le « burnout » soit intégré aux risques psycho-sociaux et associés aux pathologies psychiques et nous défendons l’idée que le « burnout »  est avant tout une maladie du stress.

 

Retrouvez la totalité de cet article sur http://asso-franceburnout.fr/reconnaissance-de-la-maladie-professionnelle/

Le Burn-out

Le « burn out » est le syndrome d’épuisement professionnel.

C’est une maladie caractérisée par un ensemble de signes, de symptômes et de modifications du comportement en milieu professionnel.

Le burnout est caractérisé par un épuisement physique, par des sentiments d’impuissance et de désespoir, par un assèchement émotionnel et par le développement du concept de soi négatif, et d’attitudes négatives envers le travail, la vie et les autres personnes.

Le diagnostic de cet état de fatigue classe cette maladie dans la catégorie des risques psychosociaux professionnels et comme étant consécutive à l’exposition à un stress permanent et prolongé.

Il est impossible de faire reconnaitre le burn-out comme un « accident du travail » car on ne peut le qualifier « d’action violente et soudaine d’une cause extérieure » ce qui est pourtant la définition d’accident du travail selon la Cour de cassation.

L’indemnisation du burn-out du salarié au titre des maladies professionnelles

Il n’existe aucune présomption sur la nature professionnelle du burn-out.

En effet, le burn-out n’est pas inscrit sur les tableaux des maladies professionnelles.

Par conséquent, c’est régime général de la Sécurité Sociale qui supporte le coût du burn-out et non la branche accidents du travail-maladies professionnelles.

Le malade atteint de burn-out doit prouver que sa maladie est directement liée à sa profession et exclusivement liée à sa profession, et qu’elle l’a plongé dans un état de maladie le rendant, au moins partiellement, incapable de retravailler.

Tout antécédent existant, avant l’embauche dans l’emploi qui aurait entrainé le burn-out, diminue les chances que soit reconnue la maladie professionnelle.

Pour que le syndrome du burn-out soit reconnu comme une maladie professionnelle, le salarié concerné doit adresser à la Caisse primaire d’assurance maladie de son secteur les pièces suivantes :

– Une déclaration préalablement remplie sur un formulaire original intitulé « Déclaration de maladie professionnelle ou demande motivée de reconnaissance de maladie professionnelle » ;

– Un certificat médical indiquant la nature de la maladie, notamment les manifestations constatées de la maladie ainsi que les suites probables. Le médecin traitant, ou un médecin du travail, doit s’en charger, et remettre au salarié concerné ce certificat en trois exemplaires ;

– Un second certificat médical, constatant la guérison ou la consolidation de l’état de santé du salarié, ou indiquant les conséquences définitives de sa maladie.

Le médecin traitant, ou un médecin du travail s’en charge. Il doit remettre ce certificat en trois exemplaires.

La Caisse primaire d’assurance maladie évaluera ensuite le taux d’incapacité de travail du salarié concerné.

Si le taux d’incapacité de travail est supérieur à 25%, et s’il y a un lien direct entre la maladie et le travail, la Caisse primaire d’assurance maladie transmettra la demande de reconnaissance de maladie professionnelle au Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles.

Si la maladie professionnelle est reconnue, le salarié pourra bénéficier de la réparation de ses dommages corporels, de l’octroi d’indemnités journalières en cas d’interruption temporaire de travail et d’une rente en cas d’incapacité permanente.

L’engagement possible de la responsabilité de l’employeur

Derrière le burn-out se cache peut être la responsabilité du milieu professionnel, et peut-être celle de l’employeur.

L’article L. 1152 du Code du travail dispose qu’aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.

Les travaux des médecins et des psychologues ont mis en lumière le fait que certaines pathologies trouvent leur source non seulement dans le comportement pervers, volontaire ou non, de certaines personnes mais également dans certains modes d’organisation du travail.

On note que le syndrome d’épuisement professionnel commence à être pris en compte par la jurisprudence.

Retrouvez la totalité de cet article sur www.jdbavocats.com/droit-social/112-le-burn-out.html

TOUS ENSEMBLE

GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION

NOUS VOUS PROPOSONS 2 ACTIONS

7 MARS A 11H A CAEN

UN CHARIVARI pour la SANTE !

Le 7 mars nous ferons du bruit pour nous faire entendre, dans la rue, dans nos établissements, sous les fenêtres de nos directions, de celles des décideurs et financeurs publics qui ont la responsabilité de nous donner les moyens de poursuivre nos missions.

Nous sommes une richesse pour nos concitoyens et nous le ferons entendre

RENDEZ VOUS pour un GRAND TINTAMARRE

devant la DIRECTION du CHU

 RASSEMBLEMENT à 10h30 devant les locaux syndicaux CFDT

  • Préavis de grève national déposé le 6 février 2017 par la fédération CFDT Santé-Sociaux

 

OU

7 MARS A 15H A FALAISE

UN CHARIVARI

pour la SANTE !

Nous appelons tous les salariés et agents des services de santé, sociaux et médico-sociaux à se mobiliser pour se faire entendre

Le personnel est à bout de souffle . . .

Nous vous proposons donc un rassemblement

 Place Guillaume

Le Conquérant à 15H

Puis nous nous dirigerons vers le bâtiment administratif de l’Hôpital pour faire entendre notre voix :

Sortons de nos services, unités, établissements avec tout ce qui peut nous faire entendre. Instruments de musique, sifflets, crécelles, vuvuzelas… casseroles et cuillères, etc.

Nous sommes une richesse pour nos concitoyens et nous le ferons entendre

N’hésitez pas à nous contacter par mail, téléphone ou auprès de vos représentants CFDT.

 

 

 

 

 

Lettre ouverte à la direction

Voici la lettre que notre équipe à adresser ce jour à la direction …

Nous voulons par cette lettre attirer votre attention sur la situation des agents au sein de notre Établissement.

Depuis de nombreux mois maintenant, lors de toutes les instances, nous n’avons de cesse de vous exposer le mal être de nombreux agents qui travaillent au sein de notre Centre Hospitalier. Ce mal être est amplifié par l’incertitude concernant l’avenir de notre Hôpital, et donc de notre avenir.

Malheureusement, nous n’avons pas le sentiment d’être entendu, ce qui motive notre démarche.

Les conditions de travail dans tous les services de notre structure sont insupportables, aussi bien sur le plan professionnel, que personnel.

Les soignants ont une charge de travail qui est de plus en plus importante, le nombre de patients présents croît de plus en plus, les tâches administratives également, la charge en soins devient énorme et les soignants ne peuvent plus assurer la totalité des tâches qui leur sont confiées.

Les soignants se transforment peu à peu uniquement en « techniciens de santé » ou « machine à panser », ils n’ont plus de temps à consacrer à leurs patients, qu’ils ne voient parfois que quelques minutes par jour. Cette présence auprès de leurs patients représente pourtant le cœur de leur métier. Les soignants autant que les patients souffrent de ce manque de temps.

Ils ne peuvent pas accompagner comme il se doit les familles de patients, répondre à leurs questions ou les soutenir en cas de décès. Ils n’ont pas le temps d’entourer les malades en fin de vie.

Ces dernières semaines, il n’y a pas assez de place dans notre hôpital. Les soignants passent leurs journées à faire des entrées, des sorties et des changements de chambre incessants. Pourtant quand vous avez eu besoin d’ouvrir en urgence une unité tampon, les soignants ont répondu présents aussitôt.

Vous leur avez demandé à nouveau de faire de considérables efforts et une fois de plus ils ont été à la hauteur, mais pour combien de temps encore ?

Les équipes vivent une situation extrêmement difficile au quotidien … Une telle situation n’est pas tenable et malgré toute leur bonne volonté, elles ne pourront pas assurer encore bien longtemps une telle charge de travail ! Le manque de personnel et les rappels sur repos incessants mettent à mal ce qu’il reste des soignants (RH, RTT, CA).

Devant les témoignages de plus en plus fréquents d’agents qui s’adressent à nous pour nous faire part de leur désarroi, souvent en pleurs pendant ou en dehors de leurs heures de travail, et devant leur détresse croissante, nous nous devons de vous alerter.

Ils n’ont souvent ni le temps de boire, ni le temps de prendre une pause repas : ce sont des conditions de travail inhumaines !

Parfois, ils ne voient pas leurs enfants pendant plusieurs jours, ils n’ont plus de vie sociale et doivent rester à la disposition de l’hôpital à chaque instant ! Les agents doivent à tout moment répondre sur leurs téléphones personnels et revenir sur leurs repos en cas de nécessité : cette nécessité n’est plus l’exception, mais la règle. En cas d’impossibilité, les soignants subissent l’insistance, voir le reproche de ne pas être encore disponible pour le service !

Qu’attendez-vous pour réagir ? Attendez-vous que des agents tentent de mettre fin à leurs jours, comme cela se voit dans de nombreux établissement de santé, avant de renforcer les équipes ?

Vous avez créé un personnel dépressif et à bout de souffle, qui n’est plus en mesure d’assurer sereinement son travail quotidien dans des conditions décentes.

Espérons que nous réussirons à vous faire réagir face à la détresse de nos soignants. Avant de pouvoir prendre soin des autres, les soignants ont besoin de moyens pour remplir les missions que vous leur confiez. Ils ont besoin que quelqu’un prenne soin d’eux. Ils ont besoin de considération.

Cordialement,

L’équipe CFDT.

 

MOBILISONS-NOUS LE 7 MARS

#jesuisunerichesse

UN CHARIVARI
POUR LA SANTÉ, LE SOCIAL ET LE MÉDICO-SOCIAL !

Le 7 mars, nous appelons tous les salariés et agents des services de santé, sociaux et médico-sociaux à se mobiliser pour se faire entendre.

Au moment où des échéances électorales décisives vont avoir lieu, où la surenchère s’ajoute aux engagements démagogiques et aux opérations de séduction électorales irresponsables, où des dangers pèsent sur l’avenir de nos pratiques professionnelles par des logiques arithmétiques stupides, il est important de se faire entendre et comprendre de nos concitoyens.

La population française est très attachée à son système de protection sociale, à son libre choix de professionnels de la santé, du social et du médico-social, aux soins, à l’aide, l’accompagnement et au soutien de proximité que beaucoup nous envient dans le monde.
Mais le fossé se creuse entre les besoins de la population et les moyens dont nous disposons pour y faire face.

Notre travail fait chaque jour la preuve de sa pertinence dans une société où les inégalités se creusent, les liens sociaux se détériorent, où une partie de la population se paupérise, sous l’influence d’un progrès pas toujours bien maîtrisé, dont nous récoltons quotidiennement les bénéfices dans nos modes de vie, mais qui continue de laisser beaucoup de nos concitoyens au bord de la route.

Nous sommes indispensables à l’équilibre de la société française et les graves événements auxquels nous avons eu à faire face au cours de l’année 2016, l’ont montré à nouveau avec force.

Chaque professionnel de la santé ou du social est une richesse. La valeur de ses actions quotidiennes est invisible, difficile à recenser au PIB, mais elle participe pourtant large-ment à la croissance économique des territoires.

Le 7 mars nous ferons du bruit pour nous faire entendre, dans la rue, dans nos établissements, sous les fenêtres de nos directions, de celles des décideurs et financeurs publics qui ont la responsabilité de nous donner les moyens de poursuivre nos missions.

Et nous mettrons en garde ceux dont les projets voudraient mettre à mal l’indispensable solidarité entre les citoyens, quels qu’ils soient, d’ici ou d’ailleurs, de confessions, de genres, d’origines, de convictions politiques, philosophiques, différentes, qui tous ont ou auront besoin de nous.

Sortons de nos services, unités, établissements avec tout ce qui peut nous faire entendre. Instruments de musique, sifflets, crécelles, vuvuzelas… casseroles et cuillères, etc.

Nous sommes une richesse pour nos concitoyens et nous le ferons entendre le 7 mars.

IMPORTANCE DES FICHES D’ÉVÈNEMENTS INDÉSIRABLES

POUR ÊTRE ÉCOUTÉ : IL FAUT PARLER

Nous, CFDT, sommes engagés à vos côtés pour faire évoluer vos conditions de travail, surtout en ces moments difficiles de grande demande d’hospitalisation et d’épidémie.

Le personnel est mis à rude épreuve et souvent se trouve dans des situations délicates.Nous le savons, parfois, mais souvent nous ne l’apprenons que tard, alors que la crise est déjà bien avancée.

Nous souhaitons ici attirer votre attention et vous redire à quel point les fiches d’évènement indésirables sont là pour étayer nos demandes auprès de la direction, mais pas seulement. Elles servent aussi à faire connaître à la Direction les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de vos fonctions.Elles sont votre témoignage, votre voix !

Aussi, dès qu’un problème se pose dans votre service, par exemple, un problème de personnel, même le matin avant que votre cadre ne soit arrivé, il est IMPÉRATIF d’appeler l’Administrateur de garde, il est là pour ça. Cet appel permet de résoudre aussitôt les éventuels dysfonctionnement qui se présentent. Plus tard dans votre journée, n’oubliez pas de rédiger une Fiche d’Évènements Indésirables (FEI) sur le portail.

Sur le moment, vous pensez perdre du temps, mais au final, si vous avez de l’aide rapidement cela vous en fera gagner. Grâce à cette FEI, vos représentants CFDT auront également connaissance de cet évènement, et pourront pendant les instances, relayer et argumenter pour que de telles situations soient évitées à l’avenir.

Alors que les jours de congés sont déjà réduits au minimum, que le stress est à son maximum, il faut que tout incident soit consigné.

Aussi n’oubliez pas que pour bien travailler et prendre soin des autres il faut aussi prendre soin de vous.

Il n’est pas normal de ne pas avoir le temps de prendre ses repas ou de faire une pause digne de ce nom.

Si vous sentez que vous avez besoin d’aide CONTACTEZ-NOUS

L’Hôpital est grippé

Communiqué de presse CFDT du 12/01/2017

Aujourd’hui l’hôpital public semble ne pas pouvoir faire face à une épidémie de grippe ! C’est pourtant son rôle.
Cet épisode montre une nouvelle fois la fragilité de notre système de santé.
Déjà sous tension au quotidien, l’hôpital est incapable d’absorber de tels pics d’activité malgré la bonne volonté des personnels.
Une fois de plus, les fonctionnaires de la santé font face et montrent leur indispensable engagement. Ils sont une richesse pour le pays, richesse qu’il faut savoir préserver et cultiver, dans l’intérêt de ce bien commun qu’est la santé de chacun.
Organisation à flux tendu, restructurations inadaptées, contraintes budgétaires continuent de mettre l’hôpital en danger. Il est primordial de ne pas perdre le sens de sa mission et son utilité, et plus que jamais de garder une vision de long terme.

La CFDT Santé Sociaux demande que se développe une meilleure vision stratégique intégrant la réflexion des agents. Il faut penser notre système de soin, dans la complémentarité de tous ses acteurs, dans sa capacité à faire face à des crises sanitaires.

Pour la CFDT Santé Sociaux, la question de la prévention et de la lutte contre les inégalités sociales de santé, en
particulier pour les plus précaires doit être au cœur de cette stratégie de santé.

VENEZ NOMBREUX LE 12 JANVIER

NON

à de nouvelles suppressions de postes !

Encore une fois des économies sur le personnel paramédical alors que le budget alloué aux médecins intérimaires (urgentistes, anesthésistes, radiologues, etc…) est en progression constante.

Nous voulons un avenir pour notre hôpital, cet avenir passe par un projet médical cohérent avec le besoin en santé de notre bassin de population.

Une fois le projet médical validé par l’ARS, et seulement à ce moment là, nous discuterons des besoins en personnel en adéquation avec ce projet.

Rappel des mesures envisagées :

  • Suppression d’un poste de manip radio en imagerie
  • Suppression d’un poste de technicien au laboratoire
  • La mutualisation du poste de conducteur SMUR et de celui de veilleur de nuit
  • La suppression d’un poste IDE le weekend en Médecine A
  • Le non remplacement d’une partie d’un poste d’un agent retraité
  • Le décompte des journées de formation à 7H et non plus à 7H40

Nous vous invitons donc à venir en débattre avec la CFDT  le

Jeudi 12 janvier 2017 à 14H30

Salle polyvalente à Bernardin

L’AVENIR DE L’HOPITAL DE FALAISE SE CONSTRUIT AUJOURD’HUI …

VENEZ NOMBREUX

Rappel : afin de venir à cette réunion, vous devez remplir une feuille d’autorisation spéciale d’absence (imprimé jaune / disponible sur l’intranet) et le remettre à votre responsable au moins trois jours avant la réunion.

MOBILISONS NOUS LE 12 JANVIER A 14H30

NON

à de nouvelles suppression de postes !

Le projet présenté en dialogue social le 8 décembre dernier, est tout simplement INACCEPTABLE !

Le personnel ne peut pas être encore la variable d’ajustement, et le seul moyen envisagé par  la direction pour essayer de faire des économies à la marge

Lors de la présentation du RIA 2016 et de l’EPRD 2017, la direction nous annonçait, comme « piste de travail », qu’elle envisage les actions suivantes :

  • Suppression d’un poste de manip radio en imagerie
  • Suppression d’un poste de technicien au laboratoire
  • La mutualisation du poste de conducteur SMUR et de celui de veilleur de nuit
  • La suppression d’un poste le weekend en Médecine A
  • Le non remplacement d’une partie d’un poste d’un agent retraité
  • Le décompte des journées de formation à 7H et non plus à 7H40

Ces mesures ne sont que des mesurettes d’opportunité, sans vision à long terme et sans cohérence.

Elles entraîneront qu’une nouvelle dégradation de nos conditions de travail.

Nous vous proposons donc une réunion d’information le

jeudi 12 janvier 2017 à 14H30

Salle polyvalente de Bernardin

L’AVENIR DE L’HÔPITAL DE FALAISE SE CONSTRUIT AUJOURD’HUI … VENEZ NOMBREUX

Rappel : afin de venir à cette réunion, vous devez remplir une feuille d’autorisation spéciale d’absence (imprimé jaune / disponible sur l’intranet) et le remettre à votre responsable au moins trois jours avant la réunion.

INFO RAPIDE

REVALORISATION DU SMIC

Dans le cadre de la consultation annuelle portant sur la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2017, la CFDT s’est positionnée par rapport aux travaux du groupe d’experts SMIC qui a rendu ses conclusions au début du mois de décembre (rapport 2016).

Vous trouverez ci-dessous la déclaration que la Confédération a faite lundi 19 décembre 2016 au Ministère du travail sur ces questions.
Pour aller plus loin et afin d’expliciter notre positionnement, un argumentaire étayé sera prochainement proposé sur ces mêmes questions.

Contribution de la CFDT sur le rapport du groupe d’experts sur le SMIC 2016

La CFDT prend acte de la décision du gouvernement d’appliquer strictement la mécanique de revalorisation du SMIC, tel que l’avait préconisé le groupe d’experts dans son rapport.

Concernant ce rapport, soulignons que nous avons un désaccord de fond sur la tentative de comparaison qui y est proposée : pour la CFDT, les effets de la revalorisation du SMIC ne peuvent être comparés à ceux de la prime d’activité. En effet pour la CFDT, ces deux éléments ne répondent pas aux mêmes objectifs, cette comparaison n’apporte rien dans le débat sur les déterminants qui doivent permettre d’orienter l’évolution du SMIC. Le SMIC n’est pas un instrument de redistribution, il est la contrepartie à un travail.

Le cœur du débat sur le SMIC et sa valeur, c’est que celui-ci doit être un salaire d’entrée sur un poste non qualifié, et non un salaire dans lequel de trop nombreux salariés restent bloqués trop longtemps, parfois toute une vie. Autrement dit, la revalorisation salariale doit passer prioritairement par des évolutions de carrière.

Les évolutions salariales relèvent des négociations de branche et d’entreprise. Le travail en cours sur la réforme des branches professionnelles doit permettre également de rendre plus réactive leur dynamique de négociation autour de ces enjeux.

Pour la CFDT :

  • Il est essentiel de rénover les classifications pour qu’elles permettent :

o d’identifier et de valoriser équitablement les compétences mises en œuvre,
o de donner des repères pour construire des parcours professionnels,
o de donner du sens aux systèmes salariaux,
o de contribuer à l’attractivité des métiers,

  • D’autre part, les premiers niveaux des grilles de classification, comme ceux de la fonction publique, doivent se situer au-dessus du SMIC pour éviter d’être rattrapés par sa revalorisation. On recense aujourd’hui 22 branches professionnelles qui ont au moins un niveau de leur classification en-dessous du SMIC, ce sont 22 cas de trop
  • En ce qui concerne les négociations d’entreprise :

o les évolutions professionnelles et la reconnaissance des qualifications et des compétences acquises sont indispensables
o les nouvelles règles du dialogue social en entreprise sur les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) doivent permettre d’améliorer la qualité de la négociation. Cela implique pour chaque partie prenante de se les approprier afin de rendre plus constructifs les résultats de cet exercice.

Le niveau du SMIC cristallise toutes les tensions notamment parce qu’une frange importante des bénéficiaires du SMIC en situation précaire n’a pas de perspective d’évolution.

Si l’insertion professionnelle est complexe, ces difficultés sont doublées par l’impossibilité d’évoluer, de se projeter et d’être acteur de son parcours professionnel.

En conséquence, les priorités pour la CFDT sur la question de l’insertion et les évolutions professionnelles sont de :

‐ poursuivre et d’accompagner la mise en œuvre des mesures qui visent à sécuriser les parcours professionnels, autour du Compte Personnel d’Activité, en particulier
‐ travailler la question des qualifications et du développement en France de l’utilisation et de la valorisation de la notion de compétences. Le lien entre compétence et qualification doit être renforcé.

Par ailleurs, nous confirmons qu’il faut poursuivre la réflexion sur l’évolution du salaire minimum en l’articulant aux questions de minima sociaux (nous y intégrons d’ailleurs la réflexion sur le revenu universel).

Un mot sur le fonctionnement du groupe d’experts : après 7 années d’existence, il nous semble pertinent de dresser un bilan des modalités de fonctionnement du groupe d’experts et de la manière dont il a rempli son mandat.

Nous partageons la nécessité de poursuivre la réflexion mais au-delà, de donner des moyens supplémentaires aux groupes d’experts : les expériences du Royaume-Uni et de l’Allemagne sont intéressantes pour nous aider à questionner ce qu’est le SMIC aujourd’hui et ce que nous voulons qu’il permette ou garantisse.
En particulier dans la période de la consultation européenne pour bâtir les prémices d’un socle européen des droits sociaux.