MOBILISONS NOUS LE 12 JANVIER A 14H30

NON

à de nouvelles suppression de postes !

Le projet présenté en dialogue social le 8 décembre dernier, est tout simplement INACCEPTABLE !

Le personnel ne peut pas être encore la variable d’ajustement, et le seul moyen envisagé par  la direction pour essayer de faire des économies à la marge

Lors de la présentation du RIA 2016 et de l’EPRD 2017, la direction nous annonçait, comme « piste de travail », qu’elle envisage les actions suivantes :

  • Suppression d’un poste de manip radio en imagerie
  • Suppression d’un poste de technicien au laboratoire
  • La mutualisation du poste de conducteur SMUR et de celui de veilleur de nuit
  • La suppression d’un poste le weekend en Médecine A
  • Le non remplacement d’une partie d’un poste d’un agent retraité
  • Le décompte des journées de formation à 7H et non plus à 7H40

Ces mesures ne sont que des mesurettes d’opportunité, sans vision à long terme et sans cohérence.

Elles entraîneront qu’une nouvelle dégradation de nos conditions de travail.

Nous vous proposons donc une réunion d’information le

jeudi 12 janvier 2017 à 14H30

Salle polyvalente de Bernardin

L’AVENIR DE L’HÔPITAL DE FALAISE SE CONSTRUIT AUJOURD’HUI … VENEZ NOMBREUX

Rappel : afin de venir à cette réunion, vous devez remplir une feuille d’autorisation spéciale d’absence (imprimé jaune / disponible sur l’intranet) et le remettre à votre responsable au moins trois jours avant la réunion.

INFO RAPIDE

REVALORISATION DU SMIC

Dans le cadre de la consultation annuelle portant sur la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2017, la CFDT s’est positionnée par rapport aux travaux du groupe d’experts SMIC qui a rendu ses conclusions au début du mois de décembre (rapport 2016).

Vous trouverez ci-dessous la déclaration que la Confédération a faite lundi 19 décembre 2016 au Ministère du travail sur ces questions.
Pour aller plus loin et afin d’expliciter notre positionnement, un argumentaire étayé sera prochainement proposé sur ces mêmes questions.

Contribution de la CFDT sur le rapport du groupe d’experts sur le SMIC 2016

La CFDT prend acte de la décision du gouvernement d’appliquer strictement la mécanique de revalorisation du SMIC, tel que l’avait préconisé le groupe d’experts dans son rapport.

Concernant ce rapport, soulignons que nous avons un désaccord de fond sur la tentative de comparaison qui y est proposée : pour la CFDT, les effets de la revalorisation du SMIC ne peuvent être comparés à ceux de la prime d’activité. En effet pour la CFDT, ces deux éléments ne répondent pas aux mêmes objectifs, cette comparaison n’apporte rien dans le débat sur les déterminants qui doivent permettre d’orienter l’évolution du SMIC. Le SMIC n’est pas un instrument de redistribution, il est la contrepartie à un travail.

Le cœur du débat sur le SMIC et sa valeur, c’est que celui-ci doit être un salaire d’entrée sur un poste non qualifié, et non un salaire dans lequel de trop nombreux salariés restent bloqués trop longtemps, parfois toute une vie. Autrement dit, la revalorisation salariale doit passer prioritairement par des évolutions de carrière.

Les évolutions salariales relèvent des négociations de branche et d’entreprise. Le travail en cours sur la réforme des branches professionnelles doit permettre également de rendre plus réactive leur dynamique de négociation autour de ces enjeux.

Pour la CFDT :

  • Il est essentiel de rénover les classifications pour qu’elles permettent :

o d’identifier et de valoriser équitablement les compétences mises en œuvre,
o de donner des repères pour construire des parcours professionnels,
o de donner du sens aux systèmes salariaux,
o de contribuer à l’attractivité des métiers,

  • D’autre part, les premiers niveaux des grilles de classification, comme ceux de la fonction publique, doivent se situer au-dessus du SMIC pour éviter d’être rattrapés par sa revalorisation. On recense aujourd’hui 22 branches professionnelles qui ont au moins un niveau de leur classification en-dessous du SMIC, ce sont 22 cas de trop
  • En ce qui concerne les négociations d’entreprise :

o les évolutions professionnelles et la reconnaissance des qualifications et des compétences acquises sont indispensables
o les nouvelles règles du dialogue social en entreprise sur les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) doivent permettre d’améliorer la qualité de la négociation. Cela implique pour chaque partie prenante de se les approprier afin de rendre plus constructifs les résultats de cet exercice.

Le niveau du SMIC cristallise toutes les tensions notamment parce qu’une frange importante des bénéficiaires du SMIC en situation précaire n’a pas de perspective d’évolution.

Si l’insertion professionnelle est complexe, ces difficultés sont doublées par l’impossibilité d’évoluer, de se projeter et d’être acteur de son parcours professionnel.

En conséquence, les priorités pour la CFDT sur la question de l’insertion et les évolutions professionnelles sont de :

‐ poursuivre et d’accompagner la mise en œuvre des mesures qui visent à sécuriser les parcours professionnels, autour du Compte Personnel d’Activité, en particulier
‐ travailler la question des qualifications et du développement en France de l’utilisation et de la valorisation de la notion de compétences. Le lien entre compétence et qualification doit être renforcé.

Par ailleurs, nous confirmons qu’il faut poursuivre la réflexion sur l’évolution du salaire minimum en l’articulant aux questions de minima sociaux (nous y intégrons d’ailleurs la réflexion sur le revenu universel).

Un mot sur le fonctionnement du groupe d’experts : après 7 années d’existence, il nous semble pertinent de dresser un bilan des modalités de fonctionnement du groupe d’experts et de la manière dont il a rempli son mandat.

Nous partageons la nécessité de poursuivre la réflexion mais au-delà, de donner des moyens supplémentaires aux groupes d’experts : les expériences du Royaume-Uni et de l’Allemagne sont intéressantes pour nous aider à questionner ce qu’est le SMIC aujourd’hui et ce que nous voulons qu’il permette ou garantisse.
En particulier dans la période de la consultation européenne pour bâtir les prémices d’un socle européen des droits sociaux.

Conditions de travail

 Conditions de travail à l’hôpital : on attend quoi ?

Enfin, la ministre de la santé a diligenté l’organisation de consultations dans l’objectif de lancer une Stratégie Nationale de la Qualité de Vie au Travail (QVT).

La Fédération CFDT Santé Sociaux a été reçue avec d’autres organisations syndicales le lundi 14 novembre 2016 par la DGOS. La CGT et SUD étaient absents. Nous avons exigé des mesures urgentes à mettre en place pour enrayer la spirale vertigineuse de la dégradation des conditions de travail dans les établissements de santé.

La CFDT Santé Sociaux a revendiqué :

  • La déclinaison de l’ANI QVT de juin 2013 dans les établissements de santé
  •  Un accord cadre national pour impulser la dynamique
  • L’ouverture de négociation locale dans tous les établissements pour mettre en place des plans d’action
  • Un dialogue social local débouchant sur des accords opposables
  • La généralisation d’espace pour permettre l’expression des professionnels et en tenir compte dans les plans d’action qui seront négociés
  • L’appui et l’aide à la bonne conduite des entretiens individuels
  • L’évolution des services de santé au travail avec la mise en place d’équipes pluridisciplinaires.

Les consultations se sont déroulées sur une semaine où tous les acteurs de la santé ont été reçus. La ministre s’est engagée à faire une déclaration d’ici la fin novembre sur le lancement de cette stratégie nationale QVT. Toutefois, sans moyens humains en cohérence avec l’augmentation de l’activité, les professionnels continueront à souffrir. Il s’agit maintenant de passer aux actes et vite. Les conditions de travail peuvent être améliorées à condition de donner les moyens nécessaires à tous les niveaux : national, régional et local. Depuis 2011, la CFDT Santé Sociaux le dénonce. Les conditions de travail ne sont plus tenables à l’hôpital. La CFDT n’attendra plus.

La ministre de la santé a lancé, lundi 5 décembre 2016, le 1er volet de la Stratégie nationale d’Amélioration de la Qualité de vie au travail qui concernera les professionnels médicaux et non médicaux exerçant en établissements de santé et médico-sociaux. Le 2ème volet prévu en début d’année prochaine concernera les professionnels libéraux.

Conditions de travail à l’hôpital : le 1er acte est posé !

Cette stratégie se détermine en 3 axes et 10 engagements :

1er axe : Donner une impulsion nationale, pour porter une priorité politique.

C’est le volet des dispositions à mettre en œuvre au niveau national. Cela passera notamment par : 

− Une gouvernance nationale du schéma pilotée par un chef de projet attaché à la DGOS ;

− Un observatoire national de la QVT et des RPS ;

− la médiation pour régler les conflits internes au local, en régional et en national avec nomination d’un médiateur ;

− L’intégration dans la formation initiale des médicaux, paramédicaux et directeurs d’établissement d’un module sur la QVT et les RPS ;

− La préparation du management par de la formation adaptée à la QVT, aux RPS et à la gestion des conflits ;

− L’évolution de la médecine du travail avec la mise en place d’équipes pluridisciplinaires ;

− Une négociation sur l’évolution des sujétions particulières liées aux rythmes de travail.

2ème axe : Améliorer l’environnement et les conditions de travail des professionnels au quotidien.

Cet axe vise les améliorations à mettre en place ou à conforter pour les professionnels. Les engagements portent sur :

− L’intégration dans le projet social d’un volet QVT consacré à l’ensemble des professionnels ;

− La création d’une sous-commission QVT dans les CME pour les personnels médicaux ;

− La généralisation des baromètres sociaux ;

− L’organisation d’un rendez-vous annuel dédié aux conditions, à l’organisation du travail et à la QVT ;

− La mise à disposition par l’ANAP d’outils simples permettant d’évaluer la charge en soin ;

− Le renforcement de la sécurité des professionnels au travail ;

− La systématisation de réunions d’équipes de proximité ;

− L’amélioration de la synchronisation des organisations de travail médicales et non médicales ;

− La généralisation de l’entretien annuel individuel pour chaque personnel paramédical et médical ;

− La concertation avec les professionnels pour trouver les modalités permettant d’assurer la continuité du service face à l’absentéisme de courte durée ;

− L’encouragement du développement des offres de services sur le lieu de travail.

3ème axe : Accompagner les professionnels au changement et améliorer la détection des RPS.

Dernier axe à déployer dans un contexte d’évolution, de mutation du travail, de restructuration pour préserver les professionnels lors de ces transitions qui devront se décliner par :

− Le déploiement d’une charte de l’accompagnement des professionnels en cas de restructurations ;

− L’organisation d’information et de sensibilisation aux évolutions du système de santé ;

− La généralisation des méthodes de co-développement, de coaching et de mentorat pour l’encadrement ;

− La formation des faisant-fonctions de cadres et leur accompagnement ;

− Une appropriation facilitée des outils de gestion informatisée des plannings ;

− La proposition aux cadres de parcours pour la 3ème partie de carrière ;

− L’amélioration de la détection des RPS ;

− La mise en place d’un dispositif d’écoute téléphonique offrant un soutien psychologique ;

− La mise en place d’analyses des pratiques professionnelles et de groupe d’expression ;

− L’amélioration du recueil et l’analyse des évènements indésirables graves dont les suicides.

La CFDT Santé Sociaux ne peut que se satisfaire de ce schéma national qui reprend en grande partie les propositions que nous avions faites au ministère dès 2011. Il aura fallu de la patience et de la ténacité pour qu’enfin elles soient reprises dans ces engagements.

Mais il faudra encore beaucoup de persévérance pour que l’ensemble de ces dispositifs deviennent des réalités dans les établissements et surtout que les agents en mesurent les effets positifs.

La CFDT Santé Sociaux va poursuivre son travail, à tous les niveaux, pour que chacune des mesures se transforment en acte concret au bénéfice de l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble des professionnels.

PROCHAINE CAP

La date des prochaines CAP vient de nous être communiqué :
elles se tiendront le 16 décembre.

ATTENTION lors de ces CAP seules les notes des agents seront étudiées.

En effet, suite à la mise en place prochaine du protocole PPCR, qui vise à améliorer la politique de rémunération de la Fonction Publique, et dans l’attente de la publication du décret d’application de ce texte, les avancements de grade et d’échelon ne pourront pas être discutés lors de ces CAP.

D’autres CAP seront organisées fin janvier ou début février 2017 afin de traiter ces avancements.

Si vous avez besoin de porter réclamation concernant vos notes, vous trouverez les courriers types  en cliquant sur les liens suivants :

Il ne vous reste plus qu’à télécharger le fichier, puis à remplir les champs manquants (vos coordonnées, date, lieu, …).

Pour plus d’informations ou si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à nous contacter au 4012, par mail  sur  cfdt@ch-falaise.fr ou sur nos mail personnel.

Vous trouverez les représentants de chaque CAP dans l’outil CAP de cette page

“90% des élus syndicaux continuent d’exercer leur activité professionnelle” PUBLIÉ LE 02/11/2016 À 11H39 par Paris-Match

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Dans un long entretien à Paris-Match, publié sur le site de l’hebdomadaire, Laurent Berger fait le tour de l’actualité sociale du moment et met les candidats à la présidentielle face à leurs responsabilités.

La CGT dénonce «une baisse artificielle» du chômage en septembre. Et vous ?

Un mois, il augmente de 50 000, le suivant il baisse de 60 000. Ce qui est important, ce n’est pas commenter les courbes, mais de parler de la situation des chômeurs aujourd’hui, des dispositifs d’accompagnement. Le chômage de masse reste anormal. Au lieu de cela, on parle du chômage comme si c’était un match de football sur lequel on pourrait se contenter de pronostiquer et commenter. Au contraire, il faut agir pour créer de l’emploi et aider les chômeurs.

Des programmes des candidats à la primaire de droite lequel jugez-vous le plus pertinent ?

La CFDT n’est pas une agence de notation pour la campagne des primaires puis pour la présidentielle, qui distribuerait bons et mauvais points. Nous voulons que les candidats parlent mieux du monde du travail. Pour y parvenir, nous avons lancé «Parlons travail», une grande enquête à laquelle 106 000 personnes ont déjà répondu, plus que nous l’espérions. Et cette enquête est toujours en ligne (www.parlonstravail.fr). Dans les programmes des candidats, rien n’est proposé sur les transitions numériques ou écologiques, aucun enjeu du futur n’apparaît dans les programmes. Personne ne parle non plus de la place du citoyen dans l’exercice du pouvoir demain. Il est très dangereux de faire croire que tout sera résolu par un homme providentiel ou une femme providentielle.

Tous veulent supprimer de nombreux fonctionnaires, jusqu’à 600 000. Y êtes-vous favorable ?

C’est du mensonge et de la manipulation. Il est scandaleux de pointer les fonctionnaires comme les responsables de notre situation actuelle. A parler de fonctionnaires, on ne parle plus des métiers, des enseignants, des policiers, des agents hospitaliers, de ceux qui collectent notre impôt… Ils sont pourtant la richesse de notre cohésion sociale et de notre modèle républicain. Les coupes d’effectifs annoncées sont délirantes. Quand ils annonceront moins de remplacements d’enseignants, moins de services publics, d’action sociale, les gens réagiront.

Ils envisagent également développer le référendum en entreprises pour mettre fin aux 35 heures… Regrettez-vous votre soutien à ce dispositif ?

Plusieurs candidats veulent se passer des organisations syndicales dans l’entreprise. C’est insupportable. L’usage qu’ils veulent faire du référendum, c’est l’inverse de celui inscrit dans la loi Travail, qui prévoit cette consultation à la suite de la signature d’un accord qui ne peut être signé que par une organisation syndicale.

Alain Juppé veut que les syndicalistes passent la moitié de leur temps à exercer leur métier car il en a vu «trop déconnectés de la réalité de l’entreprise». Vous sentez-vous visé ?

Il dit aussi qu’il faut limiter le nombre de mandats… Je rappelle que plusieurs candidats à la présidentielle, à droite comme à gauche, sont depuis si longtemps dans le système politique qu’ils ont connu plusieurs secrétaires généraux de la CFDT, qui eux sont passés à autre chose. Ces propos sont stigmatisants, 90% des élus syndicaux en entreprises continuent d’exercer leur activité professionnelle.

Après la prime embauche PME que vous avez dénoncée, le gouvernement prévoit, dans le projet de budget, de leur faire bénéficier d’un taux très bas d’impôt sur les sociétés. Cette mesure est-elle efficace ?

Les primes à l’embauche, comme plusieurs exonérations de charge, ont engendré des effets d’aubaine, difficiles à mesurer. Il faudrait exercer un contrôle social de ces dispositifs d’aides aux entreprises afin de s’assurer de la bonne utilisation de l’argent public. Plutôt que de baisser le taux d’impôt sur les sociétés, il faudrait une réforme de la fiscalité. Cette majorité l’avait annoncée, mais elle ne l’a pas faite. Il n’y aura plus de place demain pour les bricolages des uns et des autres.

Seuls 4% des Français soutiennent l’action du président de la République, selon le Cevipof. Pourquoi cette impopularité historique ?

Elle s’explique par le manque de sens donné aux réformes entreprises et par un livre sidérant. Les gens ont l’impression que les mesures se superposent sans cohérence. Le pouvoir est incapable de montrer la finalité de son action dans dix ans.

Dans un livre, François Hollande vous qualifie de «type très malin, très courageux». Ces compliments entament-ils votre crédibilité ?

Je n’attends pas du Président de la République des commentaires sur ma personnalité. Je n’en ai que faire. L’ultra-transparence n’est pas bonne pour cette fonction. La seule chose qui m’intéresse, c’est la situation des salariés.

Valls, Royal, Taubira… La gauche se livre au jeu des recours, qu’en pensez-vous ?

Les partis politiques n’ont pas réfléchi à l’état de la France. Ils n’ont, par conséquent, construit aucun projet. Faire croire qu’il ne s’agit que de volonté personnelle est une manière d’éluder l’enjeu. Nous voudrions un regard lucide sur l’état de notre pays : il suffit de lire le dernier rapport de France Stratégie pour comprendre que le pays fait face à un double problème : les inégalités et l’absence de perspectives. Si le PS préfère le bal des égos à la réflexion sur les idées, c’est son affaire.

Jean-Luc Mélenchon, dans notre dernier sondage, fait jeu égal avec le candidat du PS. Craignez-vous l’éclatement du PS ?

Ce n’est pas mon problème. Nous interpellerons les candidats au début de l’année prochaine. Nous avons vu Emmanuel Macron, comme Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. La CFDT est disponible pour rencontrer ceux qui le veulent.

François Hollande dans le même livre dit que les classes populaires votent FN par « manque d’éducation » et parce qu’il n’y aurait pas « de syndicats forts, (…) en mesure, en milieu ouvrier, de dire « attention »»…

C’est faux. Je viens des classes populaires, mes parents sont issus du milieu ouvrier et, avec leurs amis et leurs collègues, ils ont toujours défendu des valeurs de tolérance et d’ouverture. Faire porter la responsabilité de la montée du Front national sur les syndicats est exaspérant. La CFDT pointe sans cesse les risques que fait peser ce parti. Parler d’un problème d’éducation, c’est aussi faire insulte aux classes populaires. Les responsables politiques eux-mêmes ne sont pas toujours clairs sur les questions de tolérance et d’antiracisme.

La CFDT n’avait pas donné de consigne de vote en 2012, mais a appelé à battre le FN en 2002 et en 2015 aux régionales. Recommenceriez-vous ?

Nous recommencerions. Mais le candidat qui serait face à Marine Le Pen, s’il est élu, n’obtiendrait pas notre blanc seing sur sa façon d’exercer le pouvoir. Il manque aujourd’hui un attachement aux valeurs de notre pays, qui ont fait sa grandeur et lui ont permis de combattre ses zones d’ombre. Nous n’avons pas été à la hauteur sur l’accueil des migrants, par exemple. Il faudrait que tous les intérêts divergents soient entendus pour parvenir à un compromis démocratique. J’appelle la classe politique à se ressaisir pour la campagne présidentielle. Il n’est pas trop tard pour cesser les invectives et pour proposer des modèles de développement au pays.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, votre région d’origine, vont être cédés par STX en faillite. Défendez-vous une nationalisation ?

Il faut un repreneur industriel européen pour STX France. La nationalisation n’aurait aucune utilité puisque l’Etat dispose déjà d’une minorité de blocage.

iTélé est en grève depuis près de deux semaines. Soutenez-vous ce mouvement ?

Je soutiens le mouvement. La direction ne peut pas dire à la majorité des salariés qui ne sont pas d’accord avec elle de quitter l’entreprise. Ils ont réagi en termes éthiques. Je ne crois pas que l’on puisse faire évoluer une entreprise sans écouter ses salariés.

Les élections pour les représentants des 4,5 millions de salariés des TPE auront lieu du 28 novembre au 12 décembre. Comptez-vous battre la CGT pour la première fois ?

Nous connaîtrons en mars la nouvelle mesure de représentativité dans le privé. Je ne veux pas faire de pronostics, mais je constate que notre type de syndicalisme intéresse. Nos progressions dans beaucoup d’entreprises, comme les Galeries Lafayette récemment, le prouvent. Pour les TPE, nous faisons campagne en expliquant tous les droits que la CFDT a déjà obtenus pour ces salariés et en nous battant pour qu’être salarié d’une petite entreprise ne soit pas synonyme de petits droits.

Propos recueillis par Anne-Sophie Lechevallier

 

IFSI DE FALAISE

Le lundi 17 octobre dernier, le Directeur de notre Etablissement nous annonçait la fermeture prochaine de l’IFSI de FALAISE. L’annonce officielle de cette fermeture, décidée par le Conseil Régional, devait être faite le lundi suivant, le 24 octobre.

Grâce à la mobilisation des syndicats, des étudiants, des agents et de la population Falaisienne, le 24 octobre, Hervé MORIN n’a pas annoncé

la fermeture de notre IFSI, mais son maintien (voir même son renforcement).

Vous pouvez retrouver tous les articles parus dans la presse en cliquant sur les liens suivants :

L’IFSI RESTERA

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Photo de Guillaume PRENVEILLE

Suite à votre mobilisation, Hervé MORIN a annoncé, lundi dernier, que notre IFSI restera ouvert.

L’engagement de chacun et la motivation dont vous avez tous fait preuves, nous montre qu’ensemble nous sommes plus fort et que nos actions sont couronnés de succès.

Il faut tout de même rester vigilant, quand à la vie future de notre hôpital. restons ensemble pour agir pour notre Centre Hospitalier de proximité et de qualité.